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Ils débarquent. Avec des idées et des désirs, ils réfléchissent et agissent. Tout l’été, nous dressons le portrait des moins de 30 ans qui feront demain. Aujourd’hui : Camille Bedin, secrétaire nationale de l’UMP, et chef de l’opposition à Nanterre.

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Camille Bedin ne sourit pas beaucoup. Mais ça ne veut pas dire qu’elle n’est pas passionnée. Gamine, elle gribouillait déjà ses propres affiches de campagne labellisées PS, et produisait son fanzine où elle interrogeait l’efficacité de la langue de bois. Drôle de hobby.

Toujours collée devant 7 sur 7, l’émission politique d’Anne Sinclair, la môme d’alors n’arrive pas à expliquer sa lubie de grande personne. “Je crois que j’ai toujours eu envie d’être utile.” Un mantra qui la mènera au siège de l’UMP, entre Sarkozy et Copé, et qui l’installera confortablement sur les bancs de l’opposition de droite à Nanterre.

“N’ayons pas peur d’être de droite”

L’engagement de Camille commence après le coloriage. D’abord influencée par ses parents sympathisants PS, elle tâtonne à l’adolescence jusqu’à la révélation. Son épiphanie s’écrit Nicolas Sarkozy. On est en 2004 et le ministre de Jacques Chirac commence son ascension vers la présidence. “J’ai adoré sa façon de mettre les pieds dans le plat, son côté anti-technocrate, se rappelle la presque trentenaire. Lorsqu’il débat avec Tariq Ramadan et Jean-Marie Le Pen, c’est révolutionnaire pour l’époque !”

Coloriage Magique Maternelle, Un Petit Canard Coloriage Ps

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Elle qui trépigne devant cette gauche des 35 heures qui préfère se partager le travail plutôt que d’en créer davantage se reconnaît dans son volontarisme. “Sarkozy a été le premier à dire ‘je suis de droite et j’en suis fier’. On est libéraux, on veut des réformes, on le dit. N’ayons pas peur”. Exit la politique à papa, celle des barons monochromes, cheveux blancs et costumes gris.

“On vit dans une société où selon l’endroit où tu nais, tu es déterminé à vie. Sarkozy a insufflé un espoir : celui de casser les plafonds de verre.”  La discrimination positive est une mesure emblématique de ce “nouvel espoir”. “On a nommé le premier préfet musulman”, dit-elle, avant de se ressaisir. “On est allé trop loin mais à l’époque on avait besoin de dire que c’était possible.”

“Un droit, ça se mérite”

À Sciences Po, Camille Bedin prend sa carte à l’UMP, et forge ses convictions. La gosse qui se rêvait en candidate socialiste troque “la gauche bobo-caviar” des parents pour le libéralisme et l’autorité.

“J’ai grandi avec le féminisme de Mai 68, mais pour moi ça ne veut plus dire grand-chose. Vouloir l’égalité salariale oui, vouloir la théorie du genre non. L’homme n’est pas équivalent à la femme.”

Cette sympathisante de la Manif pour tous explique qu’elle-même a été élevée par sa mère et sa grand-mère, après le divorce des parents. “Il faut travailler pour gagner son indépendance, ça se mérite. Donc les revendications en mode ‘on a droit à’, ça me tue”. Comme lorsque les homosexuels revendiquent l’adoption? “Je ne remets pas en cause leur compétence à élever un enfant. Mais on n’a pas ‘le droit’ d’élever un enfant”.

Jeune pop aux côtés de Benjamin Lancar, Camille Bedin investit un domaine inédit à l’UMP : le monde des banlieues. Avec son asso Ambition campus, elle coache des lycéens de ZEP pour les faire intégrer Sciences Po moyennant des cours d’arabe ou de boxe – “Pour que ça valorise les deux, et que ce ne soit pas une BA de gosses de riches.”

Repérée par Xavier Bertrand en 2009, elle devient secrétaire nationale à l’égalité des chances tout en travaillant à temps plein dans une société privée d’éducation. Une expérience dont elle tire une évidence : les quartiers votent à gauche par défaut, la droite n’ayant jamais su s’adresser à eux malgré des valeurs communes. Camille Bedin pousse la démonstration dans un premier livre, Pourquoi les banlieues sont de droite.

Soutien indéfectible

Arrive alors la campagne présidentielle de 2012, qui n’a déjà plus le souffle de celle de 2007. Bedin fait néanmoins partie des “décomplexés” de la Droite forte, le courant sarkozyste qui s’impose lors d’un congrès catastrophique pour le parti. Mais elle tient bon grâce à son nouveau coup de cœur politique : Jean-François Copé. “J’aime la franchise et la droiture de l’homme”.

Les scandales de l’UMP sous sa présidence disent plutôt le contraire. “Aujourd’hui, aucun fait ne prouve qu’il a menti. C’est son équipe qui a dû mal agir.”  Quid des textos de son chef de cabinet Jérôme Lavrilleux qui l’impliquent directement? “Je n’en ai pas entendu parler.” Prompte à railler le gouvernement socialiste qu’elle soupçonne de tous les maux, la jeune maman est d’une bienveillance angélique à l’égard de son camp.

Sarkozy ? “victime de l’acharnement des juges”. Copé qui appelle constamment à la démission? “C’est dur d’être chef de l’opposition, il doit se montrer plus méchant qu’il ne l’est”. En attendant le congrès à l’automne, l’éviction de son champion lui laisse le temps de réfléchir. La jeune élue qui a su s’imposer à Nanterre derrière la gauche, raflant pour l’UMP 13 points de plus qu’en 2008, compte bien travailler sur le terrain.“Les activités nationales ne mènent à rien en ce moment, et les militants s’en prennent plein la figure. Il faut se raccrocher à nos fondamentaux”.

Cela se traduit par le développement de l’action associative, du soutien scolaire, de forums pour l’emploi… Camille Bedin planche aussi sur un deuxième livre pour montrer comment la droite peut mettre en contact des publics aussi différents que les banlieues, les entrepreneurs et la Manif pour tous. Un été chargé pour la jeune femme. “Comme dit ma grand-mère, plus on travaille, plus on travaille.”

Passionnément.

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